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Maison&Objet remet la couleur au mur, et le sticker en profite

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Le salon Maison&Objet ferme ses portes ce lundi 14 septembre à Paris Nord Villepinte, après cinq jours passés à annoncer la couleur pour les intérieurs de la saison. L’édition de septembre change de nom et devient Maison&Objet Pulse, avec un thème baptisé « Pulse in Motion » élaboré avec le bureau de style NellyRodi. Derrière le slogan, un message assez clair pour qui décore son logement : après plusieurs années de beiges, de blancs et de minimalisme, la décoration retrouve le goût des couleurs franches, des formes expressives et des matières que l’on a envie de toucher.

Un salon qui remet la couleur au centre

Le studio espagnol Masquespacio, fondé à Valence, a été désigné ambassadeur de cette édition. Son installation, intitulée « Feel the Shift », joue précisément sur le trio couleur, matière et lumière pour replacer l’émotion au centre des espaces. Le reste du salon suit la même direction : environ 1 700 marques venues de 49 pays, dont 450 nouveaux exposants, et un parcours tourné vers les jeunes créateurs. Le magazine Étapes résume bien le virage : le design y retrouve « le goût de la présence ».

Cette réorganisation n’est pas cosmétique. À partir de 2027, l’édition de janvier prendra le nom de Maison&Objet Premier et se concentrera sur les maisons installées et les savoir-faire haut de gamme, tandis que septembre restera le rendez-vous de l’expérimentation et des marques émergentes. Autrement dit, c’est désormais en septembre qu’il faut regarder pour deviner ce qui arrivera dans les boutiques et sur les murs l’année suivante.

En parallèle, la Paris Design Week occupe la capitale du 10 au 19 septembre, avec des centaines de lieux ouverts entre showrooms, galeries et boutiques. Pour qui habite ou passe par Paris cette semaine, c’est l’occasion de voir ces palettes en vrai plutôt que sur un écran, où les verts profonds et les bruns chauds ne rendent jamais tout à fait pareil.

Ce que ça change pour un mur et une vitre

Le retour des teintes affirmées pose une question très concrète : comment suivre une tendance annuelle sans repeindre tout un appartement, et sans se retrouver coincé avec un vert olive dont on se lassera dans dix-huit mois. C’est exactement le terrain du sticker mural et de la vitrophanie. Un grand motif adhésif posé sur un mur neutre apporte la forme organique et la couleur du moment pour le prix d’un pot de peinture, et il se retire sans laisser de trace quand l’envie passe.

Le même raisonnement vaut pour les locataires, qui n’ont souvent pas le droit de toucher aux murs, et pour les commerces qui changent de vitrine au fil des saisons. La logique des formes pleines et arrondies vues cette semaine à Villepinte se découpe très bien dans du vinyle mat : pas de dégradé compliqué, des aplats larges, des contours souples. Si vous hésitez entre les qualités disponibles, notre guide des vinyles adhésifs détaille ce qui sépare un film économique d’un film coulé.

Reste à choisir les teintes. Les bruns, les terres cuites et les verts sourds dominaient les stands, dans la continuité de ce que les fabricants de peinture avaient déjà annoncé pour 2027. Notre sélection de stickers d’automne donne quelques points de départ pour tester cette ambiance sur une porte, une tête de lit ou une vitre, avant d’y consacrer un week-end entier et un rouleau de masquage.

Julien Juchereau

Julien Juchereau écrit sur le sticker sous toutes ses formes : décoration murale, personnalisation, signalétique adhésive et covering. Depuis son atelier, il compare les matières et les finitions — vinyle monomère ou coulé, laminé mat ou brillant —, teste les méthodes de pose et de retrait sur de vraies surfaces, et démêle ce qui relève de la vraie différence technique de ce qui n'est qu'un argument de vente. Ses guides suivent une règle simple : n'écrire que ce qu'on peut vérifier, prix et durées de vie compris.