Le Meeting of Styles fait escale à Paimpol ce week-end : trois jours de graffiti sur le port

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C’est la seule étape française du plus voyageur des festivals de graffiti. Du 21 au 23 août 2026, le Meeting of Styles pose ses bombes sur les quais de Paimpol, dans les Côtes-d’Armor. Au programme de cette quatrième édition bretonne : 72 artistes venus de 26 pays, des murs peints en direct sous les yeux du public, et un village festival installé sur le Quai Loti.
Trois jours de peinture en direct
Pendant tout le week-end, entre quinze et vingt murs seront peints en simultané, du lever au coucher du soleil. Les visiteurs peuvent circuler librement entre les artistes au travail, une configuration rare : la plupart des fresques urbaines se réalisent à l’abri des regards, alors qu’ici le geste fait partie du spectacle.
Autour des murs, l’événement prend des airs de fête populaire, avec des concerts hip-hop, des sets de DJ, des performances de rue, du video mapping à la nuit tombée et des ateliers d’initiation au graffiti, selon le programme détaillé par Project X Paris. Le tout est orchestré par le TSFcrew, un collectif breton, avec l’association D6 Project.
Un rendez-vous mondial né en 1997
Le Meeting of Styles n’est pas un festival comme les autres : né en Allemagne en 1997, il fonctionne comme une tournée mondiale, avec des étapes sur plusieurs continents chaque année. Chaque ville hôte reçoit une sélection d’artistes internationaux, et Paimpol s’est imposée comme l’escale française depuis 2023.
Le bilan des trois premières éditions donne la mesure de l’événement : plus de 215 artistes de 37 nationalités sont déjà venus peindre les murs de la cité bretonne. Pour une ville de moins de 7 000 habitants, c’est une collection d’art urbain à ciel ouvert que bien des métropoles pourraient envier.
Du graffiti au sticker, une même famille
Si l’on en parle ici, c’est que la culture du sticker est une branche directe de cette histoire. Les « slaps », ces autocollants dessinés à la main ou imprimés en petites séries que l’on retrouve sur les lampadaires et les panneaux du monde entier, sont nés dans les années 1980 comme une alternative rapide et discrète au graffiti peint. Beaucoup d’artistes présents à ce type de festival diffusent d’ailleurs leur travail sous les deux formes.
Et c’est une pratique accessible : nul besoin de nacelle ni de bombe aérosol pour s’y mettre. Notre guide pour créer ses propres autocollants détaille trois méthodes selon votre matériel, et notre comparatif des machines à stickers passe en revue les découpeuses qui permettent de produire ses visuels en série. De quoi ramener un peu du Quai Loti sur votre ordinateur portable.
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